Livre 3Décoder le monde autour de toi

Le beurre est-il vraiment pire que la margarine ?

Un débat qui traverse les générations à table — et dont la réponse a beaucoup évolué avec le temps.

Le vrai problème historique : les acides gras trans

Dans les années 80-90, certaines margarines contenaient des acides gras trans issus de l'hydrogénation industrielle des huiles, aujourd'hui reconnus comme nettement plus problématiques pour la santé cardiovasculaire que les graisses saturées du beurre. C'est cette génération de margarines qui a construit la mauvaise réputation encore répandue aujourd'hui.

La situation a beaucoup changé

Les margarines actuelles, en tout cas en France et dans l'Union Européenne, sont très largement réglementées et ne contiennent quasiment plus d'acides gras trans industriels. La comparaison beurre/margarine d'aujourd'hui n'a plus grand-chose à voir avec celle des décennies passées.

Ce que chacun apporte réellement

Le beurre est riche en graisses saturées et apporte de la vitamine A. Les margarines actuelles, à base d'huiles végétales, sont généralement plus riches en graisses insaturées (considérées plus favorables pour la santé cardiovasculaire en excès de saturées), mais leur qualité varie beaucoup selon les marques et les huiles utilisées.

Ni diabolisation, ni solution miracle

Ni le beurre ni la margarine ne sont des poisons ou des remèdes miracles — les deux peuvent s'intégrer dans une alimentation équilibrée, en quantité raisonnable, et le choix entre les deux compte finalement assez peu comparé à l'équilibre global de l'alimentation.

Ce qu'on peut retenir

Le débat reste souvent plus intense sur les réseaux qu'il ne l'est réellement d'un point de vue nutritionnel pour la population générale — regarde plutôt la liste d'ingrédients de la margarine choisie (huiles utilisées, additifs) que le duel beurre vs margarine en tant que tel.

Écrit par Clémence, diététicienne-nutritionniste, co-autrice du Cahier de Vacances Nutrition. En savoir plus

Tu partages ?FacebookXWhatsApp

← Retour au sommaire de la Bibliothèque